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 Figures de style

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MessageSujet: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 13:32

Acrostiche
Un acrostiche est un poème ou une strophe dont les initiales de chaque vers, lues dans le sens vertical, composent un nom ou un mot clé du poème.
Exemples :

Victor Hugo
Vénérable océan littéraire,
Idole du peuple, exilé tonitruant,
Chantre sublime de la poésie nouvelle,
Témoin et orateur de la révolution,
Odes, épopées et romans pour unique régiment.
Romancier de l'histoire, républicain renommé,

Héros mythique, phare de l'opposition,
Universel poète engagé, ami des opprimés,
Guidant vers la lumière de la liberté ;
Oeuvrant éternellement contre l'oppression.




Marcel Proust
(dedicata al principe Antoine Bibesco)
Baigne dans ton regard l'Univers fraternel
Immerge en ton Désir les êtres et les choses
Brandis les monts ainsi que l'on jette une rose
Et ton geste de Dieu, en blessant un mortel
Sous tes yeux enchantés nuancera de rose
Celui qui sous ton pied clama ton avenir.
O garde-lui du moins un tendre souvenir.




Pierre Corneille
S'attacher au combat contre un autre soi-même
Attaquer au parti qui prend pour défenseur
Le frère d'une femme et l'amant d'une sœur,
Et, rompant tous ces nœuds, s'armer pour la patrie,

Contre un sang qu'on voudrait racheter de sa vie,
Une telle vertu n'appartenait qu'à nous
L'éclat de son grand nom lui fait peu de jaloux




Guillaume Apollinaire, « Poèmes à Lou »
Lettres ! Envoie aussi des lettres, ma chérie
On aime en recevoir dans notre artillerie
Une par jour au moins, une au moins, je t'en prie…
L'heure est venue, Adieu ! L’heure de ton départ
On va rentrer, il est neuf heures moins le quart
Une… deux… trois… Adieux Nîmes, dans le Gard.

Adynaton
Hyperbole souvent humoristique aboutissant à la description de faits inconcevables et contredisant en particulier les lois de la nature.
Exemple :

Elle a un QI de 5000 cette fille, elle résoud toutes les équations à 1000 inconnues en une minute !

Alexandrin
Un alexandrin est un vers de douze syllabes. Son nom fait allusion à un poème devenu célèbre dédié à Alexandre Legrand : le Roman d'Alexandre écrit au XIIème siècle.

Voir aussi strophe.

Allégorie
L'allégorie évoque une réalité abstraite en la représentant de manière concrète.



La personnification est une variante de l'allégorie.

Voir aussi parabole.

Allitération
L'allitération est une répétition de deux consonnes d'un même timbre (qualité de voix).

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes » (Racine).

L'allitération est une figure très prisée des publicitaires et leurs slogans parfois ne manquent pas d'humour.

« Saucisse sèche, sans savoir sécher » Justin Bridou (publicité pour la marque de Saucisson).

Amphigouri
Un amphigouri désigne un discours ou un écrit confus et obscur.

Anachronisme
Placer un fait ou un objet, volontairement ou non, hors de son contexte historique originel est un anachronisme.
Parler d'un véhicule à moteur au Moyen-Age.
Faire aborder le thème des RTT dans une histoire se passant sous l'Antiquité.

Anacoluthe
L'anacoluthe est la rupture en cours de phrase, de la construction grammaticale que le début de la phrase laissait attendre.

D'après Henry Suhamy, l'anacoluthe marquerait entre autres choses la précipitation de la pensée notamment chez Pascal.
Exemple :

Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. (Pascal)

Anadiplose
Soit une phrase se terminant par un certain mot. Ledit mot est répété dans la phrase suivante comme lien.

Exemples :

Il y avait une fouine près du poulailler. Le poulailler était calme...

Soit une phrase se terminant par un certain mot. Ledit mot est répété dans la phrase suivante comme lien (au cas où vous ne l'auriez pas remarqué !).

Anagramme
L'anagramme (n. f.) consiste à changer l'ordre des lettres d'un mot pour former un ou plusieurs autres mots ; cette dernière variante (transformer un mot en plusieurs) est la plus courante en poésie moderne, car elle offre davantage de combinaisons.

Exemple :

“Marie, qui voudrait votre nom retourner, Il trouverait aimer.” (Ronsard)

cf. le Générateur
d'anagrammes de Stéphane Barbery >>


Analogie
L'analogie (n. f.) consiste à mettre en relation deux objets, phénomènes ou situations qui appartiennent à des domaines différents mais font penser l'un à l'autre parce que leur déroulement ou leur aspect, présentent des similitudes.

La
métaphore et la comparaison sont des figures de l'analogie.

Anaphore
L'anaphore est caractérisée par la répétition d'un terme en tête d'un groupe de mots ou d'une phrase.

Exemple :

“Mon juge est mon amour, mon juge est ma Chimène”
(Corneille, Le Cid Scène II).

Anastrophe
Une anastrophe consiste à renverser l'ordre habituel des mots dans une phrase.




Exemple :



D'amour mourir me font, belle marquise, vos beaux yeux (Molière).

Antanaclase
L'antanaclase consiste à reprendre un mot (parfois sans le répéter expressement) dans une phrase en opposant deux sens différents que peut prendre ce mot.



Voir aussi diaphore.

Exemples :
“Le cœur; a ses raisons, que la raison ne connaît point.”(B. Pascal, Pensées).

“sentir cette odeur de papier humide et de nouvelles fraîches.”
(Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin )

Antépiphore
Une antépiphore est la répétition d'un vers ou d'un syntagme, en tête et à la fin d'un membre ou d'une strophe.

Anticipation
Le prolepse ou prolepse (n. m.) ou hypobole (n. f.) est une figure de rhétorique consistant à prévoir une objection et à la réfuter par avance.

Antimétabole
L'antimétabole appelée aussi réversion (n.f.)est une opposition de termes en ordre inversés.

Antimétalepse
Soient des lexèmes appartenant chacun à une proposition dont le sens est opposé et dans lesquelles ces lexèmes ont une fonction inversée, il s'agit d'un antimétalepse.



Exemple :

Inoffensif de loin, mais loin d'être inoffensif.

Antiphrase
L'antiphrase (n. f.) consiste à dire le contraire de ce que l'on pense, tout en révélant que l'on pense le contraire de ce que l'on dit.

L'antiphrase s'apparente à la litote mais s'en distingue en cela que l'antiphrase peut être définie comme la traduction de la négation d'une vérité par sa contre-vérité. La litote quand à elle va au-delà de la contre-vérité pour exprimer beaucoup plus (voir la définition de la litote).
Exemple :

Il n'est pas chauvin !

Antithèse
L'antithèse est l'opposition de deux réalités contradictoires.

Exemple :

« Et jamais on n'a vu la timide innocence
Passer subitement à l'extrême licence. » (Racine, Phèdre Acte IV Scène 2).

« Paris est tout petit, c'est là sa vraie grandeur » (Prévert)


Dernière édition par Amourdesmots le Lun 28 Avr 2008 - 17:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 15:17



Quand l’auteur d’un texte veut attirer l’attention du destinataire pour le convaincre, le séduire, l’impressionner, lui transmettre une vision du monde, il cherche à être expressif. L’expressivité est engendrée par un détour, une accumulation, un choc, une accélération ou une rupture dans le message. Il a alors recours aux figures de styles.

On appelle figure un tour particulier que l’on donne à l’expression de la pensée. La rhétorique, qui désignait chez les anciens l’art de bien parler, est l’ensemble des techniques –dont les figures de styles font partie- qui permettent de rendre le discours efficace. Les principales figures de styles peuvent être classées selon qu’elles expriment l’analogie (ressemblance entre deux termes), la substitution (remplacement d’un terme par un autre), l’opposition, l’omission (oubli volontaire d’un terme ou d’une expression), l’intensité ou l’insistance.

L’étude de ces figures dans un texte littéraire permet de faire apparaître sa spécificité, c’est à dire le caractère indissociable du contenu des idées et de la forme qui leur est donnée par l’écrivain.

4-1- 4-1- Les figures de l’analogie
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:44

4-1- 4-1- Les figures de l’analogie


Ce sont des figures employées pour remplacer un terme par un autre plus expressif :

4 4 La comparaison : Elle rapproche deux éléments comportant une caractéristique commune à l’aide d’un mot comparatif (comme, pareil à, semblable à, aussi…que, le plus…). C’est en somme des points communs qui entraînent un jugement de ressemblance exprimé par un verbe, un adjectif ou une conjonction. (Ex. Son regard est pareil à celui des statues. Verlaine)

4 4 La métaphore : c’est une comparaison sans terme comparatif. Elle se signale par un écart dans l’énoncé, par une incompatibilité logique entre les termes de l’énoncé. La métaphore joue avec le langage, avec les mots ; elle crée des correspondances inédites impossibles dans la réalité. C’est le propre de la langue poétique. L’image créée est plus dense et s’adresse plutôt à la sensibilité. Elle donne souvent accès au fantastique. La métaphore peut être présentée de deux façons :

· · Elle peut être annoncée (métaphore in praesentia), c’est à dire que le comparé et le comparant sont tous deux présents dans l’énoncé et sont syntaxiquement liés (Ex. Ma soif est un esclave nu. Valery)

· · Elle peut être directe (métaphore in absentia) dans la mesure où le comparé est absent de l’énoncé. Cette forme est particulièrement prisée par les poètes en raison de la forte connotation qu’apporte le terme substitué à un terme banal. (Ex. Des mains frisées couraient de toutes part sur la neigé. J. Gracq) L’expression « des mains frisées » dans cette phrase connote le vent.

4 4 La métaphore filée : Une comparaison ou une métaphore introduisent dans un texte les termes d’un réseau lexical dont d’autres mots peuvent apparaître au cours du paragraphe ou de la strophe. On dit alors que la métaphore est filée, c’est à dire prolongée sur plusieurs mots. (Ex. Quand les chevaux du temps s’arrêtent à ma porte, j’hésite un peu toujours à la regarder boire puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif. Supervielle)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:46

4-1- 4-2- Les figures de substitution


Comme l’indique le titre, on substitue un terme à un autre sans qu’il y ait analogie. Il y a toutefois des points de convergence entre substituant et substitué.

4 4La métonymie : On parle de métonymie quand on remplace un terme par un autre qui entretient avec lui une relation d’association, un rapport logique. La relation entre le verre et ce qu’il y a dedans est une relation de contenant à contenu. Ainsi, on peut avoir plusieurs de ces rapports :


· · Le contenant pour le contenu. (Ex. L’usine est en grève) usine = ouvrier

· · L’effet pour la cause. (Ex. Socrate a bu la mort) mort = poison qui provoque la mort (ici la ciguë)

· · Le symbole pour la chose ou l’idée. (Ex. Il revint coiffé de lauriers) Lauriers = symbole de gloire

· · L’origine pour l’objet. (Ex. je viens de manger du Camembert)

· · L’instrument pour l’utilisateur. (Victor Hugo était une grande plume) plume = écrivain

· · L’auteur pour son œuvre. (Ex. j’ai lu un Molière) Molière = œuvre de Molière

La métonymie est un moyen d’économie car elle permet de concentrer l’énoncer : au lieu de dire « j’ai lu une œuvre de Zola », on dit tout simplement « j’ai lu un Zola ». c’est pourquoi elle est très fréquente à l’oral puisqu’elle économise le langage.

4 4 La synecdoque : C’est une variété de métonymie qui permet d’exprimer par une de ses ^parties une relation d’inclusion entre substituant et substitué :

· · Le substituant peut être une partie du substitué. (Ex. Au loin, une voile parut.)

· · Il peut être la matière dont le substitué est fabriqué. (Ex. Elle vient de s’acheter de beaux ivoires.)

· · Il peut aussi être une qualité du substituant. (J’ai pas un rond.)

4 4 L’hendiadyn : Ce mot vient du grec « hen dia duoin » qui signifie « un par deux ». Cette figure consiste à remplacer un complément par un mot coordonné. (Ex. Respirons l’air et la fraîcheur.) On remplace l’adjectif frais qui fait partie du groupe nominal « l’air frais » par un mot coordonné.
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:49

4 4L’euphémisme : Cette figure permet d’atténuer une idée déplaisante ou de la dissimuler en employant au lieu d’un mot malsonnant, désagréable ou brutal un autre mot de sens plus voilé. (Ex. Votre enfant est très malade, il doit subir une intervention.) le mot « intervention » est utilisé pour rendre nécessité d’une opération chirurgicale moins choquante. De la même façon, on peut remplacer « mort par disparition ». au moyen âge, les gens avaient peur de dire « la Diable », ils l’appelèrent donc « la Malin ou l’Ennemi ».

4 4 La métalepse : C’est un euphémisme combiné à la métonymie. (Ex. Je m’en souviendrai. / Vous êtes remerciés, on n’a plus besoin de vos services.)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:52

4 4La périphrase : Elle consiste à remplacer un mot précis par sa définition ou par un autre mot suivi de compléments qui précisent son sens. Le but est créer une attente, un mystère ou d’attirer l’attention sur les qualités d’un objet. (Ex. Lors de son voyage, il a visité la citadelle de l’art.). il s’agit en fait de circonlocution d’usage courant dans la langue poétique quand on cherche à éviter les mots trop réalistes qui ne s’accordent pas avec le langage poétique. Ainsi l’oie est appelée « l’aquatique animal sauveur du capitole » et le porc « l’animal qui s’engraisse de glands ».


La périphrase, combinée à la métaphore produit d’ingénieuses devinettes. En voici quelques exemples :

(Un vivant petit clocher de plumes = le coq / Un lendemain de chenille en tenue de bal = le papillon…)



4 4 La litote : c’est le contraire de l’hyperbole. Elle dit peu pour suggérer beaucoup : on utilise une expression qui dit moins pour en faire entendre plus. Le verbe est souvent à la forme négative. (Ex. Il n’est pas laid. / Vous arrivez légèrement en retard.)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:54

4-2- 4-1- Les effets de combinaison (figures de l’opposition)


Souvent sont utilisés dans un même énoncé des mots qui n’entretiennent aucun rapport logique ou sémantique. Ils sont parfois basés sur la répétition comme c’est le cas du pléonasme et de la redondance mais la plupart du temps, on obtient des constructions basées sur l’opposition.

4 4Le pléonasme : Il consiste à employer un mot ou un groupe de mots n’apportant aucun nouvel élément de sens. (Ex. Dépêchez-vous vite // Montez en haut // Pégase s’effarouche et recule en arrière. Boileau).

4 4La redondance : Elle désigne toute itération d’un élément de sens. Elle est considérée comme une inadvertance à moins qu’elle ne renforce l’expression. (Ex. Je m’arrêtai devant un lac calme et paisible). C’est le cas de la métabole qui est une répétition d’idées par synonymie. (Ex. j’en suis sûr et certain).

4 4L’antithèse : Elle est plutôt l’inverse de la redondance. Elle met en parallèle deux mots désignant des réalités différentes. C’est une forte opposition qui, renforcée par l »emploi d’antonymes dans un même énoncé, permet de mettre vigoureusement en valeur une idée. (Ex. Ô merveille ! Ô néant ! Hugo // ton bras invincible mais non invaincu. Corneille)

4 4Le chiasme : C’est un effet de rythme recherché souvent en poésie. Il consiste à inverser les éléments de deux groupes parallèles, à souligner l’union de deux réalités ou à renforcer une antithèse. (Ex. La neige fait au nord ce qu’au sud fait le sable).


4 4 L’oxymore (ou Alliance de mots ou encore Antilogie) : C’est une variété de l’antithèse. A l’inverse du pléonasme, l’oxymore est un enchaînement grammatical de deux mots de sens incompatible : deux mots désignant des réalités différentes sont étroitement liés par la syntaxe. (Ex. Je sais que c’est la coutume d’adorer ces nains géants. Hugo // Sa belle figure laide sourit tristement. Daudet // Elle se hâte avec lenteur.)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:58

4 4L’attelage :Il s’agit de la construction d’un mot avec deux compléments qui impliquent des sens différents. (Ex. Plut tard, il devint empereur, alors il prit du ventre et beaucoup de pays. Prévert // Vêtu de probité candide et de lin blanc. Hugo).


4 4La parhyponoïan :Ce mot vient du grec « huponoïan » qui signifie « à côté de ce qu’on attendait ». Cette figure désigne l’effet lexical d’attente trompée : on trompe le lecteur en employant un mot différent de celui qu’il est logique de voir dans l’énoncé. (Ex. Ses yeux pétillaient de bêtise. Proust). Le verbe pétiller, en parlant des yeux, devrait être suivi du mot « intelligence ».



L’hypallage : (du grec « huppalagé » substitution), il consiste à rapporter un complément à un support grammatical qui n’est pas son support sémantique. (Ex. Les moissonneurs posaient leurs faucilles lassées. DesFontaines // Trahissant la vertu sur un papier coupable. Boileau)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 16:59

4-3- 4-2- Les figures de l’omission :


Omission veut dire oubli. Il s’agit donc d’un oubli volontaire car aucun mot ne peut exprimer ce qu’on veut faire entendre. C’est le cas notamment de l’Ellipse qui consiste à laisser un énoncé en suspens tout en laissant au lecteur la liberté de deviner et même d’ajouter le mot ou le groupe de mots manquants. L’ellipse est donc la suppression de termes qui seraient grammaticalement nécessaires ; seuls subsistent les mots chargés de sens. (Ex. Il fait une chaleur… // Ouf ! Café, bain, travail…deux pages par jours, d’accord. Philippes Sollers).



4-4- 4-3- Les figures de l’amplification et de l’insistance :


Il s’agit de moyens permettant d’exprimer l’intensité d’une idée. Les procédés d’insistance sont nombreux et peuvent être d’ordre grammatical ou lexical.


4 4L’hyperbole : ce n’est pas autre chose qu’une exagération dans les termes qu’on emploie : on amplifie une idée pour la mettre en valeur. (Ex. Il m’est arrivé une chose inouïe // ce lui de qui la tête au ciel était voisine/ et dont les pieds touchaient à l’empire des morts. La Fontaine parle ici de l’arbre en exagérant sa hauteur et la profondeur de ses racines). On utilise généralement des adjectifs et des adverbes d’intensité (fantastique, merveilleux, surprenant, tellement, tant, trop…)


4
4L’anaphore : Cette figure fait partie des effets de répétition. Elle est un moyen de renforcement de l’idée. Elle se caractérise par l’emploi répété d’un mot en tête d’un groupe de mot ou d’une phrase pour obtenir un effet de rythme ou pour souligner un mot ou une obsession. (Ex. Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade. Hugo).[/b]


4 4La gradation : On appelle gradation la coordination de plusieurs mots de force croissante dont le dernier est souvent hyperbolique. Elle sert à créer un effet de dramatisation. (Ex. Va, cours, vole et nous venge. Corneille // Un souffle une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre. LaFontaine // Je me meurs, je suis mort, je suis enterré. Molière).



4 4 Le parallélisme : Il consiste à construire un énoncé avec deux phrases, deux propositions qui ont une syntaxe semblable dans le but de rythmer la phrase. Il sert souvent à mettre en évidence une antithèse. (Ex. Il n’avait pas de fange dans l’eau de son moulin, il n’avait pas d’enfer dans le feu de sa forge. Hugo).
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 17:03

4-5- 4-4- Les jeux d’équivoque


Les figures ayant un effet d’équivoque sont souvent employées pour créer une valeur stylistique de connotation. Elles sont basées essentiellement sur la répétition de mots. Elles sont généralement fondées sur des jeux de mots.

L’antanaclase : Ce mot vient du grec « antanaclasis » et signifie réfraction ou répercussion. Cette figure consiste à répéter un mot en jouant sur sa polysémie : le mot répété n’a pas le même sens dans ses différents emplois. (Ex. Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Pascal // Si c’est mauvais je m’ennuie, et si c’est bon, ça m’ennuie. Tristan Bernard). Toutefois, l’équivoque fondée sur la polysémie peut jouer même sans répétition du mot. (Ex. Les surgelés, ça me laisse froid.)

Le calembour : C’est une équivoque qui porte sur deux homonymes. (Ex. Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer des images. Cocteau). On peut aussi obtenir un A-peu-près qui est un calembour fondé sur une similitude imparfaite de sons. (Ex. Un rat a invité une rate à un bal musqué.)


4 4 La paronomase : Elle permet le rapprochement de deux mots dont les sonorités sont proches et les sens différents. (Ex. Au biseau des baisers, les ans passent trop vite. Aragon // Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Verlaine)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 17:05

4-6- 4-5- Les ruptures de construction


Il s’agit en général d’un écart à la syntaxe, d’une incohérence de construction grammaticale. C’est le cas notamment de l’anacoluthe et du zeugme.

4 4L’anacoluthe : ce mot vient aussi du grec et signifie absence de liaison. Cette figure est le type même de l’incohérence de construction. (Ex. Dans la rue était pleine de monde.) Le nom « rue », d’abord pensé comme complément de lieu, devient sujet de la même proposition.


L’anacoluthe marque souvent l’émotion. Dans ce cas, elle fait prévaloir le sens sur la forme.

(Ex. Ô ciel ! Plus j’examine, et plus je le regarde,

C’est lui. D’horreur encor tous mes sens sont saisis. Racine)


4 4Le zeugme : Du grec « joug », c’est un cas fréquent d’infraction à la règle d’harmonie des termes coordonnés. (Ex. J’entre et je sors de ma chambre.) On ne peut pas dire « j’entre de ma chambre » et donc les verbes « entrer » et « sortir » ne peuvent pas avoir le même complément dans la même phrase. Cela n’a pas empêché certains &écrivains d’y recourir comme dans cet exemple de Pascal : (Avant donc qu’il ait été mort, ressuscité et converti les nation, tout n’était pas accompli !)




4 4 La syllepse : Etymologiquement, ce terme signifie « action de prendre ensemble ». c’est une figure qui consiste à accorder un mot selon le sens contrairement aux règles grammaticales. (Ex. Je n’ai jamais vu deux personnes être si contents l’un de l’autre. Molière // Quand le peuple hébreu entra dans la terre promise, tout y célébrait leurs ancêtres. Bossuet)
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MessageSujet: Re: Figures de style   Lun 28 Avr 2008 - 17:09

4-7- 4-6- Les effets de répétition


La répétition d’un mot à bref intervalle frappe toujours l’oreille. Elle peut produire un effet de rythme comme en poésie. Elle est désagréable quand elle n’a pour cause que l’indigence du vocabulaire. En rhétorique, la répétition peut être une figure de style et avoir plusieurs formes comme l’anaphore ou l’antanaclase (cf. page 18).

4 4L’épizeuxe (ou pallilogie) : Cette figure consiste à répéter un mot sans intermédiaire. (Ex. Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine. Hugo)


4 4La polyptote : Il s’agit de répéter un mot dans des formes et des fonctions différentes. (Ex. Ô vanités des vanités ! Tout n’est que vanité. Traduit de la bible)

4 4L’épiphore : Elle consiste à répéter un mot en fin de phrase ou de membre de phrase. (Ex. Et toujours ce parfum de foin coupé qui venait de Bérénice, qui résumait Bérénice, qui le pénétrait de Bérénice

L’anadiplose : Cette figure permet de reprendre un mot, qui se trouve en fin de phrase ou de membre de phrase, au début et à la fin de la proposition ou de la phrase. (Ex. Un beau matin, on vient au monde, le monde n’en sait rien. Le forestier)


4 4L’épanadiplose : Elle consiste à répéter un mot au début et à la fin de la proposition ou de la phrase. (Ex. L’homme est un loup pour l’homme.)

4 4L’épanode : La répétition porte sur un ou plusieurs mots et est faite plusieurs fois dans des positions différentes. Le refrain des poésies et des chansons est une variété d’épanode appelée aussi antépiphore. (Ex. La dure mort éternelle

C’est la chanson des damnés ;Arnould Gréban).
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