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 Causerie

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MessageSujet: Causerie   Mer 9 Juil 2008 - 11:09


Causerie



Charles Baudelaire -
Les Fleurs du mal



Situer le poème :

Le poème se situe au début du recueil Les
Fleurs du Mal de Charles
Baudelaire. Il s’apparente au Spleen.

Lecture du poème :





LV - Causerie

Vous êtes un beau ciel d'automne, clair et rose !
Mais la tristesse en moi monte comme la mer,
Et laisse, en refluant, sur ma lèvre morose
Le souvenir cuisant de son limon amer.

- Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ;
Ce qu'elle cherche, amie, est un lieu saccagé
Par la griffe et la dent féroce de la femme.
Ne cherchez plus mon coeur; les bêtes l'ont mangé.

Mon coeur est un palais flétri par la cohue ;
On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux !
- Un parfum nage autour de votre gorge nue !...

O Beauté, dur fléau des âmes, tu le veux !
Avec tes yeux de feu, brillants comme des fêtes,
Calcine ces lambeaux qu'ont épargnés les bêtes !



Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal















































Annonce des axes d'étude




Versification :
Il s’agit d’un sonnet irrégulier. Les vers sont des alexandrins
aux rimes croisées. La rime du dernier tercet est plate. Les rimes sont
suffisantes (rose/morose) et pauvres (saccagé/mangé). L’alternance
des rimes masculines et féminines est respectée.
Cf. fiche sur les rimes.

Explication du titre :
Une causerie est une petite conférence sans prétention. Le poète
nous parle de sa tristesse sans prétention.

Thème :
Le thème abordé ici est celui de la tristesse causée
par une femme.

Analyse :
Premier quatrain :
Le vers 1 est une métaphore de la femme. Baudelaire la compare à « un
beau ciel d’automne, clair et rose ». Le point d’exclamation
marque la stupéfaction face à la beauté. Néanmoins
l’antithèse entre « automne », qui est une saison
détestée par Baudelaire et assimilée au Spleen, et « beau
ciel […] clair et rose » annonce que l’on n’est pas
dans l’idéal. ‘Il y a un problème’ avec cette
femme.
Au vers 2, le « mais » introduit l’idée du Spleen
plus clairement. La montée de la tristesse est comparée à la
marée.
Au vers 3 et 4, la métaphore du « limon » pour la salive.
Une femme a donc fait du mal au poète « laisse […] le souvenir
cuisant ». Sens du goût.
Le terme « morose » est une hypallage (attribuer à certains
mots d'une phrase ce qui se rapporte à d'autres mots) pour parler de
l’humeur triste du poète.
Le rythme est irrégulier. Les césures ne sont pas régulières
:
Vers 1 à 9/3
Vers 2 à 6/6
Vers 3 à 2/4/6
Vers 4 à 6/6
Enjambement entre les vers 3 et 4
L’allitération du son « m » souligne la montée
de la tristesse.

Deuxième quatrain :

Au vers 5, le tiret met en évidence ce vers qui pourrait s’apparenter à l’Idéal
à renforce l’idée d’inutilité.
Au vers 6, il y a le terme « amie ». Quelqu’un le réconforte.
Au vers 6 et 7 son cœur est un « lieu saccagé par la griffe
et la dent féroce de la femme » à une femme l’a fait souffrir.
Au vers 8, le poète dit que les bêtes ont mangé son cœur.
Métaphore des « bêtes » pour parler des femmes.
Le rythme est irrégulier. Les césures ne sont pas régulières
:
Vers 5 à 6/6
Vers 6 à 4/2/6
Vers 7 à pas de césure
Vers 8 à 6/6
Enjambement entre les vers 6 et 7.
Au vers 6, les allitérations en ‘f’ et en ‘r’ soulignent
le carnage.

Premier tercet :
Au vers 9, le cœur est un « palais flétri par la cohue ».
Le palais a donc perdu toute sa splendeur à cause du carnage qui y a
eu lieu. Cela souligne l’idée de la destruction qu’a causée
la femme au poète.
Au vers 10, il y a une description du carnage.
Au vers 11, le tiret met en évidence ce vers qui pourrait s’apparenter à l’Idéal.
Les trois petits points montre l’évaporation du parfum.
Le rythme est irrégulier. Les césures ne sont pas respectées.
Vers 9 à pas de césure
Vers 10 à 3/3/6
Vers 11 à pas de césure

Deuxième tercet :
Au vers 12, métonymie de la Beauté qui est apostrophée
par le ‘Ô’ vocatif. La Beauté est le « fléau
des âmes » à c’est une calamité. Cela renforce encore
l’idée du carnage causé par la femme.
Au vers 13 et 14, le poète demande une fin à son supplice en
demandant à la femme de brûler son cœur.
Au vers 13, « les yeux de feu, brillants comme des fêtes » est
une comparaison montrant que la femme est heureuse de le voir souffrir.
Au vers 14, « ces lambeaux » est une métaphore pour le
cœur. « Calcine » veut dire brûle entièrement
à fin du calvaire.

Conclusion :
Ce poème se rapproche de Chant d’automne car nous pouvons y retrouver cette même idée de souffrance.


Charles Baudelaire

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